Publié par Alex | Classé dans conception | Publié le 20-12-2009
Mots-clefs :double-flux, ventilation
La VMC double flux répond aux besoins de ventilation d’un batiment basse-consommation : assurer le renouvellement de l’air tout en limitant les déperditions énergétiques.
Le principe de fonctionnement est simple : l’air vicié extrait cède ses calories à l’air neuf entrant avant d’être rejeté à l’extérieur. L’échange de chaleur se fait de manière passive.
Ceci est tres bien expliqué dans la vidéo suivante :
Avantages :
- réduction des besoins de chauffage
- filtration de l’air entrant (pollens et poussières)
- suppression des courants d’air froid
- adapté au puits canadien/provençal
- isolation acoustique vis à vis des bruits extérieurs
- possibilité d’adapter les débits aux besoins
Inconvénients :
- coût important
- installation plus complexe d’une simple-flux (gaines, caisson accessible)
- entretien (changement de filtres)
- risque de bruit de soufflage dans les zones de couchage en cas de mauvaise conception
- consommation du groupe (2 ventilateurs)
Pour que la double-flux soit « rentable » il faut :
- que les besoins de chauffage soient fortement réduits, c’est-à-dire que la différence de température entre l’ai extrait et l’air insufflé soit la plus petite possible : c’est le rendement de l’échangeur.
- que la consommation électrique du groupe soit la plus faible possible. Ben oui, à quoi bon réduire la consommation de chauffage si on augmente celle des auxiliaires!
Augmenter le rendement de l’installation
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Le type d’échangeur
Il existe plusieurs type d’échangeurs : les statiques et les rotatifs. Ces derniers sont plutôt destinés à l’aération des bâtiments du tertiaire, je me contenterai donc de décrire les statiques :
L’échangeur à courants croisés
C’est le plus simple, son rendement tourne entre 50 et 70%. Il équipe les vmc bas de gamme.
L’échangeur à contre courants
Les échanges thermiques entre les flux sont maximisés, ce qui augment le rendement (entre 70 et 80%)
L’échangeur à contre courants croisés
C’est évidemment la combinaison des 2 premiers qui permet d’obtenir les meilleurs rendements (jusqu’à 95%)

Les arguments de la grande surface de l’échangeur (pouvant atteindre plusieurs dizaines de m²) et de sa composition (aluminium à la place du plastique) sont également souvent avancés par certains fabricants.


L’isolation de l’installation
Pour éviter des pertes d’énergie dans et après l’échangeur il faudra :
- placer le caisson dans un local isolé. Il devra par ailleurs être facilement accessible afin de pouvoir réaliser les opérations d’entretien dans de bonnes conditions.
- placer les gaines d’air chaud (reprise air vicié et insufflation d’air neuf) dans des espaces chauffés. Si ce n’est pas possible, il faudra veiller à les isoler correctement.
L’étanchéité du bâtiment
La double-flux ne sera efficace que si la maison est parfaitement étanche. Des entrées/sorties d’air parasites feront sérieusement chuter le rendement de l’installation par une perturbations des flux d’air : les bouches d’extraction auront tendance à aspirer de l’air froid par les fuites, l’air vicié aura donc moins de calories à rendre à l’air neuf entrant dans l’échangeur et l’air neuf insufflé et faiblement réchauffé pourra en plus s’échapper du bâtiment au lieu de poursuivre son chemin vers les bouches d’extraction (voir cet article).
Diminuer la consommations électrique du système
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Types de moteurs
Les moteurs de ventilateurs peuvent etre à courant alternatif ou continu. Ces derniers consomment moins, ont une durée de vie plus longue et permettent de faire varier les débits. Ils sont donc à privilégier.
Réguler les débits en fonction des besoins
Les débits d’extraction à assurer sont calculés en fonction du volume de l’habitation et du nombre de pièces humides.
En général, la centrale à 3 débits de fonctionnement :
- réduit : pour les périodes d’inoccupation
- normal : pour assurer l’élimination de l’humidité
- élevé : en cas de besoin ponctuel d’élimination de polluants (odeurs, fumée…)
La régulation peut se faire de manière :
- manuelle grâce à un clavier de contrôle. L’utilisateur pourra passer en allure réduite avant de partir en vacances ou en allure élevée lors de la cuisine par exemple.D’ailleurs le clavier est souvent disposé dans la cuisine et certains possèdent un bouton de débit élevé temporisé (30 minutes environ). L’inconvénient de cette méthode est que le débit sera supérieur au besoin une grande partie de la journée à moins de modifier manuellement le débit plusieurs fois par jour, ce qui est très contraignant.
- automatique grâce à un programmateur horaire. Le débit normal peut être programmé pour le matin et le soir pour l’utilisation des pièces humides (douches, cuisine) alors qu’en journée, lorsque les occupants seront au travail, l’allure sera fixée au débit minimal.
- automatique grâce à des sondes. La VMC ne fonctionne alors qu’au débit minimal sauf si les sondes détectent une élévation de l’hygrométrie (lors de la douche ou de la cuisine) ou du taux de CO2 (lors d’un diner entre amis par exemple). C’est la solution qui permet de réguler au plus juste les débits en fonction des besoins, mais c’est également la solutions la plus onéreuse, disponible uniquement sur les modèles haut de gamme.
Réduire les pertes de charges
Il faut une bonne conception du réseau pour que le flux d’air puisse progresser dans les gaines sans encombre. Cela a également une incidence sur les nuisances sonores. Il est également important de bien entretenir les filtres, mais la plupart des modèles possèdent un témoin d’encrassement pour éviter de se retrouver avec des filtres bouchés.
Il existe 2 types de filtres :
- les filtres grossiers (type G) destinés à arrêter les particules de poussières. Il sont situés aux entrées (air neuf et air vicié) de l’échangeur.
- le filtre fin (type F), souvent en option, il débarrasse l’air neuf entrant de ses pollens ce qui est particulièrement indiqué pour les occupants soufrant d’allergies.

Sachez également qu’il existe également des systèmes de traitement d’air ozone et UV dans les nouvelles centrales de VMC double flux