LA VENTILATION DOUBLE-FLUX : POUR l’HIVER ET POUR l’ETE

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Publié par Alex | Classé dans conception | Publié le 29-03-2010

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Voyons ce que peut donner en pratique la au cours des saisons. Car n’oublions pas que la fonctionne 7 jours/7 tout au long de l’année.

Attention : les chiffres donnés dans cet article ne sont que des exemples théoriques pour illustrer les différentes configurations. J’espère pouvoir, dans le futur, vous fournir les températures réellement mesurées.

L’hiver

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La température extérieure est constamment inférieure à celle du logement, l’échangeur de la est mis à contribution.

Un exemple de températures que l’on peut obtenir:

  • air extérieur : entre 0 et 5°
  • air intérieur : 20°
  • air insufflé : environ 18°

Un problème se pose quand les températures extérieures deviennent nettement négatives : la condensation créée par le contact d’un air chaud et d’un air froid peut givrer et donc endommager l’échangeur. Pour éviter cela différentes solutions sont employées selon les modèles :

  • La VMC peut être prévue pour s’arrêter en dessous d’une certaine température extérieure. L’inconvénient est que le logement sera alors mal ventilé lors de grands froids.
  • La VMC peut être prévue pour réchauffer l’air neuf entrant avec l’air ambiant du local de la VMC. Il faut alors veiller à ce que l’air du local soit sain car il sera en partie distribué dans toutes les pièces de la maison
  • La VMC peut être équipée d’un module de préchauffage (résistance électrique ou serpentin d’eau chaude) de l’air entrant. La VMC peut alors fonctionner même par température très basse mais en consommant plus d’énergie.
  • La VMC peut être couplée à un puits canadien ou un échangeur géothermique. C’est la solution à retenir pour les régions ou les hivers sont rudes.

L’ETE

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Il s’agit de limiter la montée en température du logement le jour et de la faire descendre la nuit (si les nuits sont fraiches).

Le jour

Le mode de fonctionnement est identique à celui d’hiver à part que l’intérêt de l’échangeur sera, cette fois ci,  de refroidir l’air entrant.

Un exemple par les chiffres :

  • air extérieur : 30 °C
  • air intérieur : 21 °C
  • air insufflé : 22 °C

La nuit

Remarque : ça sera également la configuration pour le jour si la VMC est couplée avec un puits canadien.

Au cours de la nuit, il y a des chances pour que la température extérieure devienne inférieure à celle du logement. Il faut donc que l’air entrant court-circuite l’échangeur sous peine d’être réchauffé par l’air extrait avant d’être insufflé dans le logement. C’est là qu’entre en jeu le by-pass qui va permettre à l’air neuf d’entrer directement dans le logement comme si l’on avait deux réseaux bien distincts : un d’insufflation et un d’extraction.

On aura alors quelque chose comme :

  • air extérieur : 17 °C
  • air intérieur : 23 °C
  • air insufflé : 17 °C

Le but sera bien-sur de faire baisser le plus possible la température intérieure ainsi que d’évacuer la chaleur emmagasinée la journée dans les masses pour stocker la fraicheur (on en revient à l’importance de l’inertie).

Problème : cette configuration ne dure en général que quelques heures par nuit. Le seul moyen de maximiser les échanges thermiques est alors d’augmenter la vitesse des flux : c’est la . Même si les VMC ne permettent pas un renouvellement idéal de 4 à 6 fois le volume intérieur par heure, une bonne nocturne, associée à une inertie suffisante, aide à maintenir une température confortable tout en limitant les nuisances sonores (bruits extérieurs fenêtres ouvertes, bruits de ventilateurs).

LES INTER SAISONS

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Il faudra, en fonction de la météo, tantôt réchauffer, tantôt refroidir le logement. Un by-pass automatique régulera de manière autonome les échanges en fonction de la température de confort fixée et des écarts de températures d’air entrant et sortant.

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