Publié par Alex | Classé dans conception | Publié le 11-09-2009
Mots-clefs :hygrométrie, perspirant, ventilation
Nous avons déjà vu que le confort thermique passait par une bonne gestion de l’hygrométrie. Il est généralement conseillé de la maintenir entre 30 et 60%.
Nos activités quotidiennes (cuisine, douche…) produisent de la vapeur d’eau, le simple fait de respirer en génère. Si celle-ci n’est pas évacuée, de l’humidité apparaitra en favorisant le développement de moisissures.La ventilation, en général assurée par une vmc, permet d’éliminer cette humidité excessive.
A l’inverse, un air trop sec peut favoriser les problèmes respiratoires. C’est souvent le cas en hiver quand les chauffages par convection assèchent un air à l’hygrométrie déjà basse. On est dans ce cas obligé d’utiliser des humidificateurs pour retrouver un air plus sain.
L’idéal serait de capter l’humidité excessive pour pouvoir la rendre en cas de besoin. Et bien c’est possible, et pas besoin de machine complexe pour cela. C’est le rôle du mur perspirant.
Un tel mur devra être perméant, c’est à dire étanche à l’air bien sur mais pas à la vapeur d’eau. La sélection des matériaux rendra le mur perméable à la vapeur d’eau sans qu’il y ait de risque de condensation (pas de résistance à la diffusion de l’intérieur vers l’extérieur) et donc d’altération de la structure ou de l’isolation. L’hygrométrie intérieure sera ainsi régulée par les murs, augmentant le confort et diminuant les besoins de ventilation (moins de consommation, moins de bruit, etc…).
Différents matériaux peuvent constituer un mur perspirant : terre cuite ou crue, bois, cellulose….Pour compléter si besoin l’étanchéité à l’air de la paroi, on remplacera le classique pare-vapeur par un frein-vapeur. Enfin, il faudra veiller à ce que les parements intérieurs et extérieurs ne bloquent pas la diffusion de la vapeur.
